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Référence · Nomenclature CPV

Mis à jour le 2 août 2026

Codes CPV sécurité : les codes à surveiller

Les marchés de sécurité et de sûreté se répartissent sur des codes CPV très différents selon qu’il s’agit d’équipements, de sécurité publique ou de sûreté privée. Voici les codes qui comptent, en tableaux, avec les pièges de classement qui font passer un avis à côté d’une veille réglée sur les seuls codes.

Écrit et vérifié par Lucas Fabre Directeur de la publication de VIGLIA Méthode éditoriale

Le CPV en deux phrases

Le Common Procurement Vocabulary est la nomenclature européenne obligatoire qui classe chaque marché public par un code à 8 chiffres, du général au précis. Pour le mécanisme complet — divisions, codes principal et additionnels, clé de contrôle — voyez notre page codes CPV défense et sécurité ; ici, le focus est le versant sécurité, sûreté, incendie et secours.

Équipements de sécurité : division 35

Le versant sécurité de la division 35 couvre le matériel de secours, la lutte contre l’incendie, les systèmes de surveillance et l’équipement de police :

Code CPVLibellé
35100000-5Matériel de secours et de sécurité
35110000-8Matériel de lutte contre l’incendie, de secours et de sécurité
35120000-1Systèmes et dispositifs de surveillance et de sécurité
35121000-8Équipement de sécurité
35125000-6Systèmes de surveillance
35200000-6Équipement de police
35230000-5Menottes

La granularité descend loin : 35230000-5 (menottes) illustre la finesse d’un groupe 35200000-6 (équipement de police) qui contient aussi gilets, boucliers et matériel de maintien de l’ordre. La veille se règle au niveau du groupe (3 premiers chiffres) puis s’affine : trop précise, elle rate les avis classés au niveau supérieur.

Services : sécurité publique et sûreté privée

Deux familles à ne pas confondre. La sécurité publique (division 75) regroupe les services rendus par la puissance publique — police, incendie, secours. La sûreté privée (groupe 79710000) regroupe le gardiennage, la surveillance et la télésurveillance vendus par des prestataires. Deux marchés, deux logiques d’acheteurs.

Code CPVLibellé
75240000-0Services de sécurité et d’ordre publics
75241000-7Services de sécurité publique
75250000-3Services des services d’incendie et de secours
75251000-0Services des services d’incendie
79710000-4Services de sécurité (sûreté privée : gardiennage, surveillance)
79711000-1Services de surveillance d’installations d’alarme
71317100-5Services de conseil en protection contre l’incendie et les explosions

Un prestataire de gardiennage surveille avant tout 79710000-4 et 79711000-1 ; un SDIS ou une collectivité publie sur 75250000-3 et 75251000-0. Croiser les deux familles n’a de sens que pour un groupe multiservices — sinon, chacun ne suit que la sienne.

Acheteurs typiques

Côté public, les acheteurs récurrents sont les SDIS (services départementaux d’incendie et de secours), les communes et intercommunalités (police municipale, sécurité des équipements), le ministère de l’Intérieur et ses services déconcentrés. Côté sûreté privée, la demande vient surtout des opérateurs d’infrastructures — transport, énergie, santé, événementiel — qui externalisent gardiennage et télésurveillance. Le même besoin de terrain se lit donc dans des avis publiés par des acheteurs très différents, sous des codes différents.

Les pièges de classement côté sécurité

Le CPV est déclaratif, et la sécurité en souffre plus que d’autres domaines. La vidéosurveillance et la supervision partent souvent en informatique (divisions 48 ou 32) plutôt qu’en 35120000-1. Les équipements de protection individuelle (casques, gants, chaussures de sécurité) relèvent des vêtements professionnels en division 18, pas de la division 35. Le contrôle d’accès se retrouve régulièrement en 42961100 (systèmes de gestion d’accès), côté équipement de bâtiment. Une veille robuste combine donc trois filets : les codes cibles, les codes voisins où vos produits sont régulièrement mal classés, et une analyse du contenu de l’avis.

La veille au-delà des codes

VIGLIA n’attend pas que l’acheteur classe bien. Le moteur lit chaque avis publié sur TED et au BOAMP et le compare au sens de votre offre : un marché de sécurité ou de sûreté pertinent mais mal classé, mal titré ou publié dans une autre langue est détecté quand même — avec une recommandation justifiée, répondre ou non.

FAQ

Quels codes CPV surveiller pour la sécurité ?

Côté équipements, le socle est la division 35 versant sécurité : le groupe 35100000 (secours et sécurité, incendie), 35120000 (surveillance) et 35200000 (police). Côté services, deux familles distinctes : 75240000 à 75251000 pour la sécurité publique et les services d’incendie, et 79710000 / 79711000 pour la sûreté privée (gardiennage, surveillance d’alarmes).

Quelle différence entre sécurité publique et sûreté privée en CPV ?

Ce sont deux marchés séparés dans la nomenclature. La sécurité publique (police, incendie, secours) relève de la division 75 (services pour la collectivité). La sûreté privée — gardiennage, télésurveillance, protection de sites — relève du groupe 79710000 (services divers aux entreprises). Un prestataire de gardiennage ne surveille donc pas les mêmes codes qu’un SDIS.

La vidéosurveillance est-elle classée en division 35 ?

Rarement. Un marché de vidéosurveillance ou de contrôle d’accès part le plus souvent en informatique (divisions 48 ou 32) ou en équipement de bâtiment (42961100 pour le contrôle d’accès), pas en 35120000. C’est l’un des principaux angles morts d’une veille réglée sur la seule division sécurité.

Où trouver la nomenclature CPV complète ?

La nomenclature intégrale (environ 9 500 codes) est publiée sur SIMAP, le portail des marchés publics de l’Union européenne, dans toutes les langues officielles. Cette page en extrait le sous-ensemble utile aux marchés de sécurité et de sûreté.

Sources de référence

Ce guide est vérifié à partir de sources institutionnelles. La méthode de sélection, de rédaction et de mise à jour est détaillée dans notre méthode éditoriale.